EPSO

de | lundi 7 mai 2018

Bruxelles le 19 avril 2018 -N/Ref : 2018/063

 

DE L’INCAPACITE D’EPSO A RECRUTER LES PROFILS NECESSAIRES AUX INSTITUTIONS

Pendant plus de 50 ans l’Europe a évolué avec des collègues guidés par l’idéal européen.

Les méthodes de  sélection et de recrutement ont prouvé leur efficacité par la qualité du travail, de l’analyse et par toutes les compétences professionnelles qu’ils ont su mettre en avant pendant toutes ces années au nom et pour le compte des institutions européennes.

Cependant, le déroulement des concours a dû être accéléré et professionnalisé pour faire face à la charge de travail et aux demandes croissantes en terme de recrutement.

En 2002, calquant ses procédures sur des méthodes conçues pour le recrutement des officiers de l’armée américaine puis importées par l’armée allemande dans les années 30 (mais abandonnées en 1941), l’office EPSO a été mis en place….

Malgré les tentatives répétées pour sélectionner les candidats adéquats, dont notamment des profils très spécialisés comme les spécialistes de l’informatique, les meilleurs candidats ont régulièrement été éliminés lors des tests psychométriques à choix multiples. En raison de l’inadéquation de ces tests, ils n’ont malheureusement pas eu l’opportunité de prouver leurs compétences et d’afficher leurs spécialités dans leurs domaines d’expertise,  privant de ce fait les institutions d’un savoir-faire  précieux et nécessaire.

A ces difficultés se sont greffés des problèmes de choix malheureux de langues imposées pour les différents tests qui ont d’ailleurs abouti à plusieurs condamnations d’EPSO par la Cour de Justice.

Force est de constater qu’un bon nombre de concours lancés sur cette base ne fait l’objet de recours puis de pourvois auprès du Tribunal de Première Instance. Très souvent, celui-ci donne raison aux requérants et remet en question les initiatives prises par EPSO, ce dernier outrepassant les prérogatives attribuées par son Statut.

« Le système a évolué d’une sélection sur base de connaissances à un système basé sur des compétences, mais en écartant et en privant les institutions de spécialistes qui excellent dans leur domaine ».

Est-ce la bonne façon de recruter les meilleures compétences dans les différents domaines ? Les faits semblent nous prouver que non.

Dans l’accomplissement de son travail, EPSO s’est adjoint l’aide de contractants (Hudson et/ou Prometric) pour créer les tests de présélection (CBT). La mission de ces consultants devait également consister à veiller à la formation appropriée des collègues internes afin qu’ils puissent reprendre la création et la gestion des CBT. Ces tests coûtent environ 70€ par candidat.

Aujourd’hui, plus de 15 ans après la création d’EPSO, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances et bon nombre de lauréats restent sur les listes d’attente, ne pouvant satisfaire les vrais besoins des services.

Un appel d’offres vient d’être clôturé et continue de nous priver des meilleurs candidats dans les domaines qui sont l’objet des concours, en faisant appel à des sociétés externes qui ont démontré leur incapacité à répondre à nos besoins.

La question qui se pose est la suivante : devons-nous continuer à sélectionner le personnel des institutions européennes à « l’américaine », malgré la filiale belge aujourd’hui utilisée par EPSO?

Cette méthode de sélection est clairement inadaptée aux besoins spécifiques et évolutifs des Institutions européennes.

SAVE EUROPE souhaiterait que l’Administration réfléchisse sérieusement à la question et prenne une position claire :

–          sur la méthode de sélection de nos futurs collègues car, actuellement,  celle-ci démontre son inefficacité,

–          sur la certitude que les données personnelles relatives aux candidats aux concours soient stockées uniquement sur les serveurs de l’Institution.

SAVE EUROPEDes faits, des actes